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e printemps et le début de l’été sont la période des traitements phytosanitaires, principalement axés contre le développement de l’oïdium et du mildiou.

Le Domaine du Comte Liger-Belair est actuellement en lutte raisonnée, tendant vers la lutte biologique, notamment sur les traitements de fin de saison. Depuis 2000, année de création, la question de la lutte biologique se pose sur le Domaine.
Louis-Michel Liger-Belair a souhaité poser le problème dans sa globalité. La lutte biologique impose souvent au moins une dizaine de traitements, alors qu’une lutte conventionnelle permet de limiter ces traitements à six passages dans les vignes. Or plus on traite, plus on passe dans les vignes, et donc plus on tasse les sols.

Il importait donc de trouver un moyen de traitement qui limite le tassement des sols, avant de passer en lutte biologique. Ceci a pu être fait par l’acquisition d’un prototype, maintenant développé en plus grand volume, de « Trois roues enjambeur », appareil développé par une société de Saône et Loire. Cet engin, qui permet de traiter et de rogner, ne fait que 1100 kilos nu lorsqu’un tracteur enjambeur courant pèse au moins 3 tonnes.

Le problème du tassement étant, en partie, résolu, le problème qui se pose aussi en lutte biologique est le volume de cuivre apporté à la vigne. En effet, l’élément cuivre a un effet toxique sur la vie des sols, et il importe d’en réduire le volume. Des nouvelles formulations de produits biologiques paraissent permettre de diminuer la concentration en cuivre, ce qui permet à Louis-Michel Liger-Belair d’envisager de passer en lutte biologique dans les années à venir. A moins que l’évolution se fasse plus vers une lutte biodynamique.

Les traitements sont pour l’instant limités au maximum. Une fois le stade fermeture de la grappe atteint, soit en général durant la deuxième semaine de juillet, les traitements sont arrêtés, ce qui permet de diminuer encore de deux traitements, la majorité des viticulteurs traitant jusqu’à véraison, soit mi-août.
Aucun traitement anti–pourriture n’est réalisé sur le Domaine, et ce pour trois raison :

- D’une part c’est un constat d’échec, car cela prouve en général que l’on n’a pas su maîtriser la vigueur de sa vigne.

- D’autre part, c’est un traitement anti-fongique qui est utilisé, qui détruit les champignons mais aussi les levures, tout du moins les moins résistantes, et par cela on nie l’effet terroir, puisque chaque terroir possède un « panel » de levures, chacune apportant « sa pierre » à la construction d’un vin.

- Enfin, le dernier des trois traitements (donc trois passages de plus en tracteur dans les vignes) se fait juste avant la fermeture de la grappe. On emprisonne donc dans la grappe un produit phytosanitaire chimique qui, si il n’est a priori pas dangereux pour la santé, n’est pas lessivé et se retrouve dans la cuve, ce sui aura une influence sur la vinification.


Enfin, concernant les ravageurs de la vigne appelés « vers de la grappe », à savoir Eudemis et Cochylis, papillons qui pondent dans les grappes et favorisent le développement de pourriture, une démarche globale de lutte biologique est réalisée sur l’ensemble de la commune de Vosne-Romanée, par la pose de capsules de phéromones dans les vignes qui empêchent aux males et aux femelles de l’espèce de se rencontrer et donc de s’accoupler (confusion sexuelle).
 
Domaine du Comte Liger-Belair
Château de Vosne-Romanée
21700 Vosne-Romanée
Tel: +33(0) 380 62 13 70 - Fax: +33(0) 371 70 00 50
Email : contact@liger-belair.fr
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